L’abbaye de Mazan fut la première abbaye cistercienne installée en Vivarais au XIIème siècle. Elle possédait la plus vaste église jamais construite en Vivarais. Fondée entre 1119 et 1123 elle a laissé des vestiges magnifiques, en partie restaurées.
Les vestiges de cette abbaye cistercienne offrent une bonne lecture de ce que fût cet ensemble monastique.
Le site se découvre facilement par la route qui le surplombe. Approchez-vous, la vision par « en-dessus » ne révèle pas de prime abord l’ampleur de l’abbaye. Il faut descendre et pénétrer dans l’enceinte monacale pour se faire une idée de l’organisation et de la taille des différents espaces.
L’abbaye est située dans le village éponyme, les quelques maisons qui le composent permettent encore de se rendre compte du site originel, « perdu » dans la montagne, niché au creux du relief.
L’abbaye de Mazan bénéficie de travaux de restauration qui la confortent par » petites touches. On peut dire que ce site est bien structuré tel qu’il se présente aujourd’hui, il est facile d’accès, ses vestiges offrent une bonne compréhension des espaces monastiques (celle-ci est facilitée par les visites guidées), l’existence d’une auberge à proximité du site enrichit l’offre de découverte.
Site inscrit au Pôle d’Economie du Patrimoine.

Le site de l’abbaye de Mazan accueille désormais une oeuvre d’art contemporain qui fait partie du Parcours artistique du Partage des Eaux (parcours d’art contemporain à ciel ouvert dans les Monts d’Ardèche, plusieurs sites situés le long de la ligne géographique du Partage des Eaux ont été choisis pour accueillir une oeuvre d’art). Créée par l’artiste Felice Varini et intitulée « Une cercle et mille fragments » l’oeuvre se déploie sur les murs et toits de l’abbaye ainsi que sur le pont, l’auberge et les anciennes fortifications qui l’encadrent, recréant ainsi un écrin à la mesure de ce site prestigieux. L’artiste a choisi de travailler à la feuille d’or, minéral sur minéral. Il explore ainsi les capacités de ce matériau naturel à capter les variations de la lumière sur la pierre. D’un point de vue précis, la feuille d’or dessine une trame partant d’un unique cercle parfait entouré de fragments de cercles aux espacements réguliers.

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